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Lettre aux invités de mariage

MOULARD-20130824-14H07-18Cher invité de mariage,

Toi qui as un beau reflex tout neuf et qui te sens un talent incroyable. Toi qui penses être seul au monde, toi qui imagines faire plaisir aux mariés. Il est temps que tu saches la vérité.

Non tu n’es pas le nouveau Cartier-Bresson. Je sais, c’est douloureux mais il est important que tu en prennes conscience.

Tout d’abord si les mariés n’ont pas fait appel à toi c’est qu’il y a certainement une raison. Peut-être ont-ils simplement voulu que tu profites du mariage ? Ou alors ont-ils voulu des photos de qualité ? Un peu des deux certainement. Ne te vexe pas, ils ont fait ça pour ton bien.

Je sais que tu débordes d’imagination. Tu adores les cadrages originaux. Tu les montres à tous tes amis qui n’osent rien te dire parce que tu es susceptible. N’écoutant que mon courage je te le dis : tu n’es pas un génie. Par contre tu es toujours au milieu. Tu me gènes. Je suis obligé de changer de position pour ne pas t’avoir sur toutes les photos. Tu m’empêches de faire correctement mon travail. Et ce sont les mariés qui sont pénalisés.

Je sais aussi que tu adores ton flash. Je comprends que tu cherches à rentabiliser toutes les fonctionnalités de ton appareil. Il se trouve qu’un flash c’est voyant. Ça dérange tout le monde. Il se trouve aussi que le petit flash intégré à ton appareil ne sert à rien lorsque tu te trouves à 15 mètres des mariés. Dans le meilleur des cas il éclaire juste le crâne de la personne devant toi. Dans le pire des cas il intervient juste au moment où je prends une photo et ça la gâche.

Je t’aime bien alors je te donne une astuce. Si je me positionne d’un côté des mariés ce n’est pas la peine de te mettre de l’autre côté. J’imagine que tu ne veux pas me déranger mais en faisant ça tu es sur mes photos. Et oui, on ne peut rien y faire, c’est comme ça. Et moi je suis sur les tiennes.

Une dernière astuce. Lorsque l’on fait des photos de groupe garde ton reflex dans ton sac. Je fais tout pour aller vite, il ne me faut que quelques secondes par photo. Par contre il te faut généralement bien plus de temps. Du coup c’est long. C’est long pour les mariés, c’est long pour les autres invités et c’est long pour moi. Pense à nous, s’il te plait.

Donc profite du mariage. Tes photos feront certainement un très bon souvenir pour toi mais les mariés ne les garderont pas. Oui, c’est cruel.

Allez, bisous
Cédric


A la suite des différents commentaires et messages que j’ai reçu il me semble utile d’ajouter quelques précisions.

Je n’ai pas d’égo surdimentionné. Je passe beaucoup de temps à travailler, à chercher à m’améliorer. Je suis rarement satisfait de mon travail et j’estime que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir.

J’ai aussi parcouru beaucoup de chemin depuis mes débuts dans la photo. Je pense être meilleur qu’il y a 8 ans et je pense, en toute humilité, être meilleur dans mon métier qu’un invité qui fait des photos de mariage pour la première fois de sa vie. De la même manière que je pense qu’un boulanger expérimenté est meilleur que son apprenti qui débute. Les exceptions existent mais elles sont rares.

Je n’ai rien contre les invités. Je n’ai rien contre personne d’ailleurs. Je croise régulièrement des personnes qui sont passionnées de photos, qui viennent me voir et qui me demandent de leur dire s’ils gênent. Et ça se passe très bien. Elles peuvent profiter du mariage, faire des photos et je peux travailler dans de bonnes conditions. Je pourrais faire une liste interminable d’invités qui m’envoient bouler plus ou moins élégamment quand je leur demande de se pousser. J’ai parfois l’impression de leur arracher un bras.

En lisant certains commentaires j’ai l’impression que les invités ont tous les droits sur un mariage. Jusqu’au droit d’enlever aux mariés les photos qu’ils désirent et qu’ils ont payées. Non les invités n’ont pas tous les droits. S’ils apprécient les mariés ils peuvent respecter un minimum leurs choix. Il y a 10 ans personne ne prenaient de photos. Les reflex étaient limités à des passionnés, les téléphones portables n’étaient pas aussi évolués et l’iPad n’existait pas. Et pourtant il y a 10 ans tout le monde s’amusait, personne ne ressentait la frustration de n’avoir pas pu prendre sa photo.

Mots clés :


Cédric Moulard

Photographe, ingénieur, vidéaste, bosseur, sportif, glandeur... tout à la fois

Commentaires (17)

  • Tout ce qui est écrit est vrai…Mais quelle agressivité ! Et ce ton ironique ! Pfffff Quelle image de pro !
    Alors qu’en expliquant tout simplement avec gentillesse, les gens comprennent, car ils ne se rendent pas compte, tout simplement.

    • Annick,
      Ce texte ne s’adresse pas aux invités qui effectivement ne se rendent pas compte. Il suffit de leur demander gentiment de se pousser et cela ne pose aucun problème.

      Il reste une partie infime qui sont tout à fait conscient d’être au milieu et qui s’en foutent. Ce genre de comportement se multiplie et devient très pénalisant pour les mariés. Car au final ce sont bien les mariés qui sont pénalisés par ces comportements.

      Ce qui est vraiment ironique c’est de voir des photos gâchées par des personnes qui sont invitées par les mariés.

  • C’est surtout pour vendre les photos après sur autres Jingoo . Un bon reflex, les bons scripts et presets sur lightroom, sur-exposé un peu à la prise de vue, tout les workshops gratis sur internet … Et on a des photos correctes ….. Combien de photographes n’ont pas de diplômes …. Et cela se permet de donner des leçons de morale .
    Tu préfères que les invités fasses la gueule ? Tu es pro, à toi de te démerder avec les éléments extérieurs .
    Débile ce texte et relayé par tout les faux-tographes

    • Arthur,

      Je ne suis pas inscrit sur Jingoo, je travaille pour les mariés et je ne prend pas de photos dans l’espoir de pouvoir les vendre aux invités.

      Le jour où il suffira d’un bon reflex et de quelques scripts pour réaliser de bonnes photos n’est malheureusement pas encore arrivé. Le travail du photographe est encore essentiel.

      Je préfère que les invités profitent du mariage avec le sourire, c’est évident.

  • Bonjour,
    Je suis assez d’accord avec Annick.
    On y trouve un peu d’agressivité. Je ne me sens pas particulièrement concernée par votre texte car je n’ose jamais me mettre en avant pour prendre des photos mais quand même…
    Normalement, vous êtes un pro alors c’est à vous de trouver les astuces, les angles pour « offrir » aux mariés de belles photos. Vous ne pouvez quand même pas empêcher aux gens de vouloir immortaliser ce jour, d’utiliser leurs appareils et d’être libre! Oulala même un jour de joie on nous demande d’être frustré. En tout cas, votre message est limite insultant. Et en plus, une photographe que j’appréciais bien comme Alice relaye votre « plainte ».
    Ceci dit bonne continuation dans votre dur métier.

    • Elodie,
      Effectivement nous sommes pro mais malheureusement nous ne sommes pas magiciens. Nous ne pouvons pas inventer des angles qui n’existent pas.

      Je comprends la frustration de certains à ne pas pouvoir immortaliser ce jour. Je vous pose la question : l’immortaliser pour qui ? Pour eux ou pour les mariés ?
      Si c’est pour eux, très bien, ils auront des photos souvenirs, peut importe si cela a été au détriment des mariés. Si c’est pour les mariés ce n’est pas la peine puisqu’il y a un photographe qui a été choisi pour ça.

      Puisque vous pensez que ce texte est limite insultant laissez moi penser qu’être invité à un mariage pour gâcher les photos des mariés l’est tout autant.

  • C’est vrai, on devrait instaurer un protocole, qui séparerait les gueux des autres dans les mariages. Avec des barrieres. Les invités mangeraient après les hotes et seraient triés sur le volet pour assister aux besoins du matin des mariés. Tiens, ça me rappelle quelque chose….
    Un peu comme si on se prenait pour des Kate et Wiliam (low cost) pendant cette journée spéciale où on mépriserait nos proches qui veulent un souvenir (les fous!).
    Moi même, lorsque je visite des monuments je préfère acheter des cartes postales souvenirs que d’abîmer les sites de ma médiocrité de photographe!…
    Chacun la conception de son métier, de son (grandissime) ego et de sa fête, je pense neamoins qu’il est sur qu’on ne fera jamais affaire!
    Ouf!!!!
    Je pense qu’afin d’honorer les conseils non pédants distillés par ce Monsieur, tous les invités froissés devraient faire la grève de la pose. Aidez le, qu’il ne perde pas son temps.

  • Autant annoncer la couleur tout de suite, je suis la soeur du photographe, la suite sera donc d’un parti pris évident.
    J’aimerai comprendre ce qui choque dans ce billet?

    Le fond?
    Ce que je lis c’est un professionnel qui explique qu’il souhaite faire son travail à minima correctement, et pourquoi pas, soyons fous, tenter de tutoyer l’excellence.
    Pourquoi lui reprocherait-on?
    Si c’était le blog d’un chirurgien ou d’un maçon, aurait-on pu y lire ce genre de commentaires?
    Alors oui je sais bien, ce ne sont ni les mêmes enjeux ni la même situation, mais pourquoi la démarche ne serait-elle pas la même?
    La principale différence réside dans le fait qu’un photographe de mariage, par essence, est intimement lié à la fête et aux invités. C’est d’ailleurs ainsi qu’il peut sentir toute l’émotion de ce grand jour et tenter de la faire ressortir dans ses photos.
    Ainsi, oui, il doit se fondre, se confondre, s’adapter, sans qu’on le voit, sans qu’on le sente. Et je pense que la grande majorité le font très bien, tout comme la majorité des invités comprennent très bien que parfois il serait sympa qu’ils se décalent un peu.
    Il me semble évident que ce texte s’adresse à une minorité d’invités, j’en suis d’autant plus persuadée que, par rapport à ma petite expérience d’invitée à des mariages, je n’ai jamais été importunée par le photographe. Je n’ai jamais senti que je n’avais pas le droit de prendre part à la fête avec mon reflex à cause du photographe.
    De plus, je crois savoir que Cédric met en place un photobooth pour les mariages auxquels il assiste, merveilleux outil qui permet à chacun des invités de se prendre en photo comme il le veut, quand il le veut, dans l’état d’ébriété qu’il veut et avec qui il veut. Le tout étant connecté, et permettant de partager instantanément ces instants fous que l’on a pratiquement tous connus lors du mariage d’un proche.
    Est-ce la preuve que nous avons affaire à un photographe mégalo-auto-centré? J’y vois plutôt une démarche permettant à chacun (mariés et invités) d’immortaliser ces moments.
    De plus je pense que si cet article est relayé par d’autres photographes pro, c’est significatif d’un message partagé, non?

    Serait-ce la forme alors?
    C’est de suite plus subjectif… Personnellement j’y vois de l’humour, un peu grincant peut-être mais de l’humour quand même, je n’y vois pas d’agressivité car personnellement je ne me sens pas visée.
    Et je suis intimement convaincue que peu d’entre nous ont été confronté à un photographe se prenant un peu trop pour Dieu.
    Et quand bien même, si la forme peut géner, peu de rationnalité là dedans, pourquoi ne pas essayer de comprendre le message passé? Plutôt que de réagir de manière agressive également?
    Parce que taxer une personne qu’on lit (peut-être pour la première fois) de mégalo-pédant, et se permettre un jugement de sa personne (ou du moins en sa qualité de photographe) est-ce le signe de l’ouverture d’esprit que l’on prétend prôner?

    En résumé, dans le fond je peux comprendre le message passé, chaque professionnel entend faire son métier du mieux qu’il peut, et lorsque quelque chose l’en empêche, il râle, on aurait tous envie de râler.
    Sur la forme, même si je peux évidemment comprendre que cela puisse être mal entendu, le poids des mots est difficilement maitrisable sur un blog, j’ai du mal à saisir le jugement porté par les personnes qui commentent, surtout alors qu’elles viennent « défendre » leurs droits de ne pas être jugée dans certains de leurs comportements.

    Pour finir, que l’on s’entende bien, évidemment que je prends parti pour Cédric, mais je suis rationnelle, du mois de mai au mois de septembre, nous n’avons pas le plasir de l’avoir à notre table pour partager des repas en famille, parce que (ne barrez aucune mention) il prépare un mariage, réalise les photos, réalise le montage, alors les jugements de valeurs, sur un simple billet, sans connaitre la personne, j’ai du mal à comprendre.

    Allez, des bisous

  • Que de lignes écrites !

    Moi j’ai fait appel aux services de Cédric pour immortaliser le baptême de mon fils.
    Je ne retiens qu’une chose : c’est que j’ai eu de belles photos.

    Je possède un reflex Nikon, un Lightroom, je m’amuse bien, j’apprécie quelques unes de mes photos, mais je ne fais pas d’aussi belles photos que lui.

    N’est-ce pas l’essentiel à retenir sur un site de photographe, hum ?

  • Bien qu’ayant été parmi les invités d’un des mariages qu’il a photographiés, je ne me suis pas sentie agressée par ce billet. Pourtant je n’échappe pas à la règle: mon appareil que je ne maitrise pas et moi avons dû le gêner.
    J’ai souri, j’ai même ri.
    Pour l’avoir vu à l’œuvre, je n’ai pas vu quelqu’un avec un ego qui ne passe plus les portes. Au contraire, discret, qu’on oublierait presque, il a su être très présent et a su capter les instants au bon moment en composant avec tout son environnement y compris les invités encombrants qu’il n’a pas maltraités. À aucun moment de la journée, je n’ai vu un commercial cherchant à vendre ses clichés, il ne l’a jamais proposé. Je ne vois pas de mal à ce qu’un professionnel sensibilise des invités afin d’optimiser son travail. Si les choses ne sont pas dites, rien ne bouge, rien ne change.
    Oui c’est avec un ton piquant ou grinçant qu’il a choisi de faire passer son message, c’est de l’humour, à prendre au 18eme degré.
    Finalement l’important c’est que le message soit passé et je suis sûre que tout le monde, qu’on se soit senti agressé ou pas, pensera à ce billet lors du prochain mariage auquel il sera invité.

  • – Mais au fond, quelle différence y a t’il entre le bon et le mauvais photographe ?
    – Ah j’l’attendais celle là ! Je l’attendais…
    Non mais le mauvais photographe ? Bon bah c’est le gars qui a un reflex, y voit un truc qui bouge, y shoote…
    – Et le bon photographe ?
    – Le bon photographe ? C’est un gars, il a un reflex, y voit un truc qui bouge, y shoote… Mais c’est pas la même chose : y shoote mais c’est un bon photographe !
    Voilà ! C’est ça ! On peut pas les confondre… Bon d’toutes façons, c’est des questions à la con ça…

  • Je suis tout à fait d’accord avec Cédric (que je ne connais pas, soit dit en passant) et je ne comprends pas les commentaires agressifs et négatifs que j’ai pu lire. Le texte est juste, il n’est pas insultant…
    Personnellement, quand je ne suis pas d’accord avec un message, je passe mon chemin. Jamais je ne me permettrais de critiquer un texte et d’insulter son auteur, pour moi c’est une question d’éducation.
    Bonne continuation Cédric

  • Bonjour…
    je suis évidemment tout à fait d’accord avec vous et je sais qu’il est difficile de faire passer ce genre de message à certaines personnes.
    Je suis photographe amateur avec une certaine expérience dans mes domaines de prédilection..
    Mais je ne suis pas capable d’assurer un reportage photo de mariage,c’est en dehors de mes compétences..
    Ce qui fait que je ne me permettrai jamais d’entraver le travail du professionnel mandater pour ce faire…je laisse donc le matériel à la maison de plus en plus dans ce cas de figure…
    Ceux qui ne comprennent pas cela n’ont aucune idée de ce qu’est une « bonne » photo et leur dire est délicat : on risque de passer pour un qui a « la grosse tête »…tant ils sont persuadés de pouvoir rivaliser avec un « vrai » photographe…après tout,c’est quoi la photo ? pour eux,cela se résume à pousser sur un bouton ! bonne continuation.

  • Bonjour,
    Je ne sais pas placer les curseurs entre débutant, amateur, confirmé, expert, grand maître, ça ne m’interesse pas. Mon métier touche l’informatique, et s’il est aussi parfoit pratiqué avec passion, il y a aussi des moments de grandes frustrations.
    Chaque jour qui passe me permet d’apprendre un peu de technique photographique, de voir ce que font les autres photographes (amateur ou pas), juste de m’approcher de ce que j’aimerai réellement faire, de m’inspirer, je ne partage pas sur des réseaux sociaux car la photo pour moi reste un plaisir avant tout personnel – peut-être ai-je tord, mais évoluer plus rapidement n’est pas non plus ma priorité, ni même les commentaires élogieux ou non, des autres personnes. Tout au plus, les amis, la famille quand cela nous touche, je donne le résultat de mon post-traitement sans attendre de retour. Ma démarche, si j’en avais précisément une, mon état d’esprit est totalement ailleurs. Par contre, ce que je sais et de façon très froide et rationnelle, c’est que si les mariés ont demandé et payé les services d’une personne pour faire ce que je pourrais appeler un reportage sur LE mariage (et je rejoins les motivations de Cédric sur ce point: une plus grande garantie de belles photos), il est essentiel de respecter ce choix et de ne pas gâcher la satisfaction des clients/des commanditaires. De traiter le photographe de grosse tête ou autre sobriquet en pensant pouvoir faire aussi bien voire mieux avec un couple reflex/objectif dernier cri ou bien un smartphone à 100Mpx, c’est faire preuve de vanité, de jactance. Je l’associe à ces innombrables personnes que j’ai pu rencontrer sur la toile surtout, peu dans la réalité, croyant qu’il suffirait d’installer une application et s’inscrire sur twitter pour se hisser à n’importe quel niveau d’informaticien (terme générique fourre-tout en plus) voire pire: lire et recracher un article wiki pour me donner des leçons. À ces personnes, il est bon de rappeler quelques évidences, un métier ne s’improvise pas, il s’apprend, le talent [inné ou selon la parabole biblique] n’existe pas, cela n’arrive pas par la poste, il ne s’acquiert pas en quelques minutes sans lire le manuel de ses outils/son appareil, ni après une bonne nuit de sommeil. La volonté, le travail ou la pratique régulière, l’entrainement, la curiosité et la connaissance fine du terrain, l’innovation, l’échec, la critique, la persévérence, ou tout ce qui forge l’expérience, puis vient dans une certaine mesure les opportunités, et enfin la sensibilité qui parfait le tout, il n’y a que ça.
    Je fait donc partie de ces personnes qui peuvent effectivement gêner pour vouloir capturer le sujet à l’instant décisif. Si la personne en charge d’immortaliser cette journée me demande de me pousser, j’obtempère sans hésitation, il y a plein d’autres moments et sujets à capturer et à [s’]offrir. De ces moments qu’il ne faut pas gâcher, il serait bon, et si c’est si important pour soi, de demander au photographe s’il est possible d’avoir un simple fichier jpeg non traité moyennant une raisonnable rétribution; au pire prendre un scan de la photo des mariés au grand dam du photographe (les droits ne sont pas le sujet). La plupart des photos numériques tombant bien souvent dans l’oubli dans un répertoire des disques durs (chez soi ou dans un nuage quelconque) s’ils ne sont pas imprimés – malédiction de la facilité et de gratuité ! – autant donner un sens et du plaisir à tout cela et aux protagonistes.
    Désolé aussi pour ce déterrage de 2 ans. 🙂
    Courage Cédric et restons toujours zen.

  • Pour être prestataire de mariage, je suis 100% d’accord avec ce message.
    Les mariés ont dépensé souvent beaucoup d’argent pour un service, il y a une raison. On sait faire, pas forcément mieux que tout le monde, mais c’est notre job. Comme celui de s’amuser et de passer un bon moment pour les invités.
    Quant au ton utilisé, c’est à mon avis simplement l’expression de l’usure et de la répétition des situations. Étant traiteur, tous les week-end j’ai des invités qui passent derrière le buffet pour se servir, alors qu’il y a de la place devant. Ils nous gênent, peuvent se mettre en danger et nous font courir un risque pour leur sécurité et la notre. Bref au final, tout le monde en pâtit.
    Et pour la minorité d’invités qui, sous prétexte que nous sommes prestataires, nous parlent comme ils parleraient à leur domestique : sachez, chers invités, qu’avant vous une centaine d’invités nous a parlé, certains de façon très polie, certains beaucoup moins. On prend sur nous, on fait le job, mais faire une phrase qui commence par « Bonjour » et qui se termine par « s’il vous plait » n’est pas forcément plus compliqué. Pour nous, ça fait une grande différence au bout d’une journée de 15 ou 20h.

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